Une politique de santé de gauche, c’est possible, c’est nécessaire, même à Drancy !


En 2011, 30 % des habitants de notre pays , de notre ville de Drancy, ont dû renoncer à des soins, parce qu’ils n’avaient pas les moyens de se payer une couverture complémentaire.

Notre système de santé est pourtant reconnu pour être l’un des meilleurs du monde. Sa spécificité est notamment d’avoir été fondée sur l’hôpital public, maillon majeur de notre politique d’accès aux soins. Il est incontestable que l’hôpital a été considérablement fragilisé ces dix dernières années par la droite au pouvoir, supprimant de nombreux lits partout en France et créant volontairement une santé à deux vitesses.

Pour changer cela il faut organiser une véritable démocratie sanitaire. Le devoir des politiques est d’imposer la place du citoyen dans le débat, par des mesures telles que :

  • La  mise en place dans chaque département d’un comité départemental de la prévention et l’éducation en santé,
  • La généralisation des ateliers santé ville permettant d’établir des diagnostics santé locaux, en lien avec la conférence de territoire,
  • Mettre en place des contrats locaux ou territoriaux de santé priorisant les actions de santé dans nos communes,
  • Définir des zones de santé prioritaires.

Après des années de sous-investissement, nous avons besoin d’un nouveau plan hôpital, pour relancer les constructions hospitalières et médico-sociales, maintenir les installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux, inclure un volet de rénovation des équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires,..)

Il faut  réformer les modalités de financement de l’hôpital public. Par exemple, La T2A :  (ou tarification à l’activité) c’est un nouveau mode de financement des hôpitaux en France. Avant, ils bénéficiaient d’un budget global sans rapport avec le nombre d’actes effectués dans leurs murs. Depuis la mise en place de la T2A en 2005, chaque séjour d’un patient est rentré dans une base de donnée informatique et chiffré précisément en fonction des actes pratiqués pendant le séjour et des diagnostics de maladie. Ainsi l’hôpital ou la clinique est réglé en fonction de son activité exacte.)

La T2A actuelle, à 100%, ne permet pas de financer l’hôpital dans sa vocation de service public, il faut mettre fin à la convergence tarifaire entre les hôpitaux et établissements privés, François Hollande l’a promis et cela, nous le souhaitons,  sera prochainement mis en œuvre.

La lutte contre la désertification médicale, en milieu rural comme dans les quartiers populaires, nécessite de mettre en place des mesures incitatives à l’installation, telles que les stages obligatoires sur tout le territoire français et dans tous les types de structure, pendant les études de médecine.

La médecine préventive (scolaire, de PMI et la médecine du travail) doit bénéficier d’une revalorisation financière et statutaire.

Voilà un vaste chantier pour notre pays et aujourd’hui l’espoir est permis de le voir aboutir.

F.H.

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