Les Autolib sont de retour à Drancy


autolib-okConcernant la pénurie quasi-organisée d’Autolibs à Drancy, dont nous parions sur ces colonnes le mois dernier et suite à nos démarches auprès de la Direction d’Autolib et de la municipalité de Drancy, le problème ayant d’ailleurs été soulevé par moi-même lors de la séance du Conseil Municipal du 31 janvier 2014, elles ont fait leur réapparition, en nombre, il y a quelques jours.

Comme quoi, l’action paie toujours plus que la simple critique.

Il était profondément anormal que les Autolib se retrouvent en permanence concentrées sur Paris, alors que leur succès dans les villes de banlieue ne fait que croître constamment. Cette situation a été réparée, c’est bien pour toutes celles et tous ceux qui, notamment, ne peuvent pas avoir de véhicule personnel et ne peuvent se satisfaire constamment des simples moyens de transport en commun.

Publicités

A Drancy, les Autolib se font très très très rares…


autolib-pénurieA Drancy, 1ère ville à être fièrement équipée d’Autolib municipales pour les services de mairie, initiative d’ailleurs excellente, dont j’avais émis la suggestion il y a quelques mois en conseil municipal, les Autolib se font de plus en plus rares et encore aujourd’hui, voici ce que montre le site de réservation Autolib, 9 disponibles en tout et pour tout, sur Drancy.

Cela fait plusieurs mois que ça dure … En tant qu’usager de la première heure des ce mode de locomotion, voici l’échange que j’ai eu à ce sujet avec Autolib, le 29 décembre dernier :

  • Voici ma réclamation, postée le 12 décembre sur le site www.autolib.eu

Expéditeur : Gilles SAULIERE – Sujet : Une réclamation – Date : 12 décembre 2013 15:12:52 – Bonjour, Je réside à Drancy et cela fait plus d’une semaine qu’il n’y a quasiment aucune Autolib sur la ville. Encore au moment où j’écris ce mail, j’en compte 3 pour toute la ville. Je dois aller sur Paris dans une heure, et ce sera un miracle s’il en reste une. Comme fait exprès, vous nous envoyez en plus des opérations Banlieue-Paris offerts… mais il est évident que s’il n’y a pas d’autolib, cela ne sert pas à grand chose. Cordialement Gilles Saulière.

  • Et la réponse d’Autolib, (17 jours plus tard…)

Message #15306 – Une réclamationExpéditeur : Relation Client Autolib’Sujet : Re : Une réclamation – Date : 29 décembre 2013 21:12:19
Cher M. Gilles Sauliere,
Nous avons bien pris connaissance de votre message du 12 décembre 2013, concernant la régulation de nos stations sur la ville de Drancy. Tout d’abord, sachez que nous sommes désolés de l’absence de véhicules parfois, lorsque ceux-ci sont déjà loués. L’opération PIM a pour but de vous permettre une gratuité de trajets de banlieue vers Paris (hors villes exclues et dans la limite d’1h30 par location), dans le but d’aider à la régulation des stations manquant de véhicules.
Toutefois, si vous jugez que le nombre de stations et véhicules n’est pas suffisant sur la ville de Drancy, nous vous invitons à vous rapprocher de la mairie, qui est décisionnaire de ces éléments.
Nous tenons compte de vos remarques pour l’amélioration de nos services, et vous en remercions. Restant à votre disposition 24/24H et 7/7J au 0800 942 000 pour toute information,
—-
Merci d’avoir choisi Autolib’. Votre service client Autolib’

Autolib se retranche donc derrière la municipalité ! j’écris donc un email au Maire de Drancy le 31 décembre, avec copie de l’échange avec Autolib => 13 janvier : toujours zéro réponse et 9 Autolib seulement sur Drancy… et 57 places libres… Les parisiens peuvent venir, on pourra les accueillir….

A quoi sert ce magnifique ensemble de 13 stations Autolib, s’il n’y en a plus aucune à disposition des drancéennes et des drancéens ? La question est posée.

Ceci dit, au moins, les agents de la municipalité auront de quoi garer leurs propres Autolib de fonction….

Gilles Saulière

Laïcité, code civil et religion : à propos du mariage homosexuel


Projet Taubira : Mariage pour tous

Le projet de loi présenté au Conseil des Ministres présenté au Conseil des Ministres par la Ministre de la Justice, Garde des sceaux, Christiane Taubira, le 7 novembre 2012, devrait, une fois adopté par le parlement, modifier les termes du Code Civil et permettre le mariage pour tous. Ainsi, il donnerait la possibilité à deux femmes ou deux hommes de se marier sur le plan civil.

Les religions contre le mariage pour tous : message irrecevable !

Mais aujourd’hui, les représentants en France des trois religions monothéistes refusent le mariage pour tous. Pourquoi ? L’homosexualité a toujours existé, depuis l’origine de l’humanité et les arguments du Grand Rabin, ceux de l’Archevêque de Paris ainsi que ceux du président du Conseil français du culte musulman sont irrecevables.

Ne pas reconnaître la possibilité pour deux femmes ou pour deux hommes de se marier c’est considérer que ces femmes ou ces hommes, compte-tenu de leur homosexualité, ne sont pas tout à fait comme les autres et ne doivent pas bénéficier de tous les droits. Les religions peuvent bien rester sur leurs positions, c’est leur droit. Mais qu’elles n’empêchent pas que le législateur puisse ouvrir cette possibilité à celles et ceux qui ne se reconnaissent dans aucune religion ou, adeptes ‘une de ces religions, n’aient que faire des errements de leurs représentants. La France est un pays laïc et ne saurait se soumettre à un quelconque dogme.

Et la famille, les enfants dans tout ça?

Le mariage homosexuel traduit simplement l’égalité des droits et l’exercice de la liberté individuelle. Quant à penser que la structure familiale pourrait être remise en cause de ce fait… La famille dans laquelle évolue l’enfant, peut être la meilleure comme la pire des chose pour lui. Ce qui compte, ce n’est donc pas l’image de la « famille traditionnelle » Ce qui est essentiel c’est le bonheur et l’amour qui va être apporté à cet enfant ; et ceci peut tout aussi bien être apporté par un homme et une femme, par deux hommes ou par deux femmes.

J.S.

Compétitivité : A quoi joue le MEDEF ?


La compétitivité d’un pays c’est également la qualité de ses infrastructures et le niveau de ses services publics, d’où l’importance de maintenir des investissements publics à un niveau élevé.

L’idée que les entreprises ne peuvent plus investir en raison d’un coût de travail trop élevé ne tient pas la route. La rémunération des actionnaires a bondi. Les dividendes sont à leur niveau le plus élevé depuis la dernière guerre avec 9% de la valeur ajoutée face aux 2.5% du début des années 90.

Il n’est pas acceptable que le choc de compétitivité soit supporté par l’ensemble des ménages via l’augmentation de la TVA, leur pouvoir d’achat ayant déjà été largement affaibli ces dernières années. Il n’est pas plus tolérable de présenter cette facture aux collectivités territoriales par une baisse des dotations de l’état. L’état critique de leurs finances ne le permet pas, bien que leur action en terme d’investissement et d’organisation des solidarités locales soit indispensable.

Le crédit d’impôt accordé aux entreprises devrait être ciblé sur les entreprises en concurrence avec l’extérieur et il serait salutaire de conditionner strictement cette aide afin qu’elle serve, soit à créer de l’emploi, soit à générer de l’investissement mais aucunement à augmenter les dividendes versés aux actionnaires !


Et le MEDEF ?

Dans le cadre des négociations entre les syndicats et Le MEDEF sur le marché de l’emploi ce dernier vient de présenter son projet aux syndicats. Les propositions avancées par le MEDEF sont une véritable provocation :

  • Entre autres, le MEDEF propose d’assouplir les règles du CDI et des procédures de licenciement,
  • ainsi que de réduire les délais du recours aux expertises et aux prudhommes.

Force est de constater que le patronat a décidé de jouer non pas la carte de la sécurisation mais bel et bien de privilégier la flexibilité de l’emploi.

Ces propositions sont honteuses et indécentes de la part du patronat à l’heure où l’on attendrait de celui-ci qu’il annonce les contreparties qu’il serait prêt à offrir face aux 20 milliards d’euros concédés par le gouvernement dans le cadre du pacte de compétitivité. Le MEDEF est résolu à ne laisser aucune miette en « demandant toujours plus pour prendre plus ». En faisant sauter toutes les digues de protection sur les droits du licenciement, les réformes voulues par le MEDEF sont une accélération de l’effritement des droits des salariés et de la dignité de chacun. Elles gravent dans le marbre le principe de « flexisécurité » qui n’est rien d’autre qu’un prétexte pour augmenter la flexibilité dans la gestion des emplois contre une soit disant sécurité des salariés.

Alors que François Hollande appelait à la mise en place d’un « compromis historique » entre syndicats et patronat, nous attendons toujours du MEDEF qu’il donne des signes de réciprocité. Les salariés ne sauraient être les seuls à contribuer à l’effort collectif pour sortir de la crise.

A.L.C.

Une politique de santé de gauche, c’est possible, c’est nécessaire, même à Drancy !


En 2011, 30 % des habitants de notre pays , de notre ville de Drancy, ont dû renoncer à des soins, parce qu’ils n’avaient pas les moyens de se payer une couverture complémentaire.

Notre système de santé est pourtant reconnu pour être l’un des meilleurs du monde. Sa spécificité est notamment d’avoir été fondée sur l’hôpital public, maillon majeur de notre politique d’accès aux soins. Il est incontestable que l’hôpital a été considérablement fragilisé ces dix dernières années par la droite au pouvoir, supprimant de nombreux lits partout en France et créant volontairement une santé à deux vitesses.

Pour changer cela il faut organiser une véritable démocratie sanitaire. Le devoir des politiques est d’imposer la place du citoyen dans le débat, par des mesures telles que :

  • La  mise en place dans chaque département d’un comité départemental de la prévention et l’éducation en santé,
  • La généralisation des ateliers santé ville permettant d’établir des diagnostics santé locaux, en lien avec la conférence de territoire,
  • Mettre en place des contrats locaux ou territoriaux de santé priorisant les actions de santé dans nos communes,
  • Définir des zones de santé prioritaires.

Après des années de sous-investissement, nous avons besoin d’un nouveau plan hôpital, pour relancer les constructions hospitalières et médico-sociales, maintenir les installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux, inclure un volet de rénovation des équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires,..)

Il faut  réformer les modalités de financement de l’hôpital public. Par exemple, La T2A :  (ou tarification à l’activité) c’est un nouveau mode de financement des hôpitaux en France. Avant, ils bénéficiaient d’un budget global sans rapport avec le nombre d’actes effectués dans leurs murs. Depuis la mise en place de la T2A en 2005, chaque séjour d’un patient est rentré dans une base de donnée informatique et chiffré précisément en fonction des actes pratiqués pendant le séjour et des diagnostics de maladie. Ainsi l’hôpital ou la clinique est réglé en fonction de son activité exacte.)

La T2A actuelle, à 100%, ne permet pas de financer l’hôpital dans sa vocation de service public, il faut mettre fin à la convergence tarifaire entre les hôpitaux et établissements privés, François Hollande l’a promis et cela, nous le souhaitons,  sera prochainement mis en œuvre.

La lutte contre la désertification médicale, en milieu rural comme dans les quartiers populaires, nécessite de mettre en place des mesures incitatives à l’installation, telles que les stages obligatoires sur tout le territoire français et dans tous les types de structure, pendant les études de médecine.

La médecine préventive (scolaire, de PMI et la médecine du travail) doit bénéficier d’une revalorisation financière et statutaire.

Voilà un vaste chantier pour notre pays et aujourd’hui l’espoir est permis de le voir aboutir.

F.H.

Participation des étrangers aux affaires locales – A Drancy comme ailleurs, la nationalité fançaise n’est pas une obligation !


Certains étrangers – pour des raisons parfaitement légitimes – ne souhaitent pas devenir Français. Leur bonne insertion dans le pays suppose le respect de leur droit à être traité dignement et équitablement.

Reste qu’il n’est pas acceptable que dans beaucoup de villes, se creuse une sorte de fossé entre les citoyens et des étrangers, « campant aux portes de la cité » sans jamais pouvoir participer à la vie de leur ville ni être consulté à son sujet.

Déjà en 1992, le Parti Socialiste s’est fixé pour objectif d’accorder aux étrangers en situation régulière et résidant depuis depuis plus de cinq ans en France le droit de vote aux élections municipales. Mais il est clair que cette réforme se heurte aujourd’hui à des obstacles d’ordre constitutionnel, culturel et psychologique. Or, après plus de deux décennies, nous pensons que les efforts pédagogiques continus, peuvent permettre à notre gouvernement d’instaurer le droit de vote des étrangers aux élections municipales.

La citoyenneté doit être vécue d’en bas, mais elle doit être également conçue d’en haut. Comme elle doit s’étendre progressivement à toutes les sphères de la société, droits de l’homme dans la vie privée, dans le travail, dans la cité. Elle nous ouvre à tous les espaces qui nous déterminent: aujourd’hui nos lieux de vie et notre pays, demain l’Europe et, au-delà, le vaste monde.

Ensemble faisons entendre nos voix, ne laissons pas une nouvelle fois nous échapper cette OPPORTUNITÉ d’offrir à toutes et à tous, quelque soit leur nationalité, la possibilité de participer à la vie de la ville.

S.A.


Voir également sur le même sujet :

  • Reportage de Public Sénat avec Jean-Christophe Lagarde, Député Maire de Drancy contre les droit des vote des étrangers et Gilles Saulière, en faveur du vote des étrangers aux élections localesPrésident du groupe socialiste de Drancy.